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Abstract :
[fr] La présente communication est issue du projet de recherche SOHOME (Social Housing and Homelessness). Le projet porte sur les personnes en difficulté de logement au Luxembourg. Il dresse un état des lieux en explorant les offres d’aide et les pistes de solution dans le domaine de l’intervention sociale. La présente contribution se concentre sur les jeunes adultes qui s’intègrent dans un logement encadré, avec ou sans passé dans un foyer de jour et de nuit pour mineurs. Pour de multiples raisons, ces jeunes ne peuvent plus vivre avec leurs familles. Faute d’alternatives sur le marché du logement, ils se retrouvent intégrés dans une structure d’intervention sociale. Le projet de recherche adopte une méthodologie qualitative. La base empirique repose sur les résultats de quatre groupes de discussion réunissant des professionnels du secteur social.
Deux questions précises guident cette partie du projet de recherche :
Qu’est-ce qui caractérise les jeunes adultes en quête de logement au Luxembourg ?
Quelles formes d’accompagnement le travail social propose-t-il aux jeunes concernés, et quels défis ces interventions doivent-elles relever ?
Pour les jeunes adultes sans soutien familial, l’intégration sur le marché immobilier s’avère particulièrement difficile à cause des prix de plus en plus élevés des logements. La typologie européenne de l’exclusion liée au logement (ETHOS) définit le phénomène par quatre catégories conceptuelles : « être sans abri », « être sans logement », « en logement précaire » et « en logement inadéquat ». Les résultats du projet SOHOME localisent les jeunes dans chacune des quatre catégories. Au niveau de l’intervention sociale, il semble exister un accord tacite entre les professionnels de différents services selon lequel il vaut mieux orienter ou maintenir un jeune adulte dans une structure destinée aux personnes « sans logement » plutôt que dans une offre destinée aux personnes « sans abri ». Dans tous les groupes de discussion, le réseautage au sein de l’intervention sociale est perçu comme très important pour la prise en charge du jeune (adulte).
Le territoire d’éducation dans l’intervention sociale peut être étroitement lié au concept du territoire comme lieu de pouvoir par ses trois principes fondamentaux : la responsabilité, l’engagement et l’empowerment (Girault & Barthes, 2016). La présente conclusion vise à discuter ces aspects dans la perspective d’une éducation émancipatrice.