néocolonialisme, néolibéralisme, droit International, hégémonie, interventions humanitaires
Abstract :
[fr] Les critiques aux interventions humanitaires se sont renforcées pendant les dernières décennies, car l’équilibre entre la souveraineté et la possibilité d’interventions au sein de la Société Internationale (SI) reste difficile. L’établissement d’une « lumière verte » aux interventions pour quelconque situation prétendue humanitaire fournirait un chemin libre à l’impérialisme des grandes puissances ; toutefois, une « lumière rouge » ayant pour conséquence l’impossibilité d’interventions dans toutes les situations serait un argument absurde, puisqu’il existe des situations d’urgences humanitaires réelles. La recherche des meilleurs paramètres d’une « lumière jaune » constitue, ainsi, un profond défi, vu les difficultés quant à l’établissement de limites juridiques et politiques de l'intervention humanitaire. Néanmoins, nous ne pouvons pas envisager cette « lumière jaune » sans comprendre que la soi-disant neutralité de la SI vis-à-vis des interventions
humanitaires semble être un mythe hégémonique positiviste. Ainsi, l’objectif principal de cet article se révèle la démonstration de la présence de la SI avant, pendant et après les conflits, notamment à travers les politiques néolibérales/néocoloniales. Afin d’atteindre cette finalité, la Théorie Critique et l’Économie Politique International (EPI) s’avèrent fondamentales, ainsi que la relation étroite entre les domaines du Droit International (DI) et des Relations Internationales (RI). Sur la base de ces préceptes méthodologiques, nous montrerons cette absence de neutralité en analysant, par exemple, les interventions humanitaires en Bosnie-Herzégovine et au Timor-Leste. Le résultat principal de cette recherche démontre l’application de politiques néocoloniales en arrière-plan par la SI et le DI
Precision for document type :
Review article
Disciplines :
Law, criminology & political science: Multidisciplinary, general & others