Reference : Populismes et fabrique des droits économiques et sociaux dans le cadre des droits de ...
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/10993/46989
Populismes et fabrique des droits économiques et sociaux dans le cadre des droits de l'Homme. Le Front national et l'Union démocratique du centre (1992-2013)
French
[en] National-populism and the manufactures of economics and socials rights within the framework of human rights in Europe. Front national et Union démocratique du centre (1992-2013)
Albert, Frédéric mailto [University of Luxembourg > Faculty of Humanities, Education and Social Sciences (FHSE) > >]
8-Apr-2021
University of Luxembourg, ​Esch sur Alzette, ​​Luxembourg
Docteur en Sciences Politiques
599+24
Poirier, Philippe mailto
Sosoe, Lukas mailto
Mineur, Didier
Perrineau, Pascal
Mazzoleni, Oscar
[fr] national-populisme ; droits de l’Homme ; discours socio-économiques
[en] national-populism ; Human Rights
[en] Since the 1990’s, with the development of Europeanisation, globalisation and the installation of the neo-liberal paradigm, we observe in Europe the non-application of economic and social rights, despite being aspired by the States of the human rights continent after the Second World War. At the same time, "national-populist" parties are gaining more and more support and are establishing themselves in the political landscape as a "right-wing third way", which would provide the answers that the governing parties do not seem to be able to find, in the context of an actual crisis of the welfare state. The aim of our research is to provide a comparative analysis of the discourses of the "Front National" in France, now Rassemblement National ("RN") and the "Union Démocratique du Centre" in Switzerland ("UDC/SVP") on economic and social rights, in order to confront them with the changes and public policies observed in our societies as a result of the neo-liberal paradigm.
Using a cross-cutting analytical grid that identifies the characteristics of socio-economic discourse of a "national-populist" nature, this work is made up of numerous sources from both parties, studied over a period of twenty years : work that constitutes the boundaries between 1992, when the Maastricht Treaty developing the "European market" was signed, and 2013, with the start of negotiations for the signing of the transatlantic treaty opening the "European market" to the "US market". The research work is also based on original interviews with key figures from both parties and the creation of an online questionnaire aimed at elected representatives with responsibilities on a smaller scale (at regional level).
Thus, the cross-referencing of our qualitative and quantitative data has enabled us to produce original results and to construct a new category of populist parties called : "national-populist parties opposed to human rights". Among other things, the latter develop in their socio-economic approach a will to defend economic and social rights but only for nationals, rejecting the universality of human rights. At the same time, they propose a hybrid form of capitalism with nuances between the "FN/RN" and the "UDC", combining a dose of protectionism but also a more or less sought-after integration into the "market". Furthermore, it is interesting to compare the discourses of a party outside government (the "RN") that has not yet participated in executive authority at the national level and a party associated with federal authority, the "UDC", both "inside and outside". Ultimately, in both cases, it is sovereignism and anchoring in so-called right-wing policies that seem to dominate the socio-economic DNA of the two populist parties studied.
With the help of our research work, we can thus ask ourselves in what way does the "national-populist" discourse point to the failure of states on the human rights continent to implement economic and social rights as they intend ?
[fr] Depuis les années 1990 avec le développement de l’européanisation, de la mondialisation et l’installation du paradigme néolibéral, on observe en Europe la non-application des droits économiques et sociaux, pourtant souhaités par les États du continent des droits de l’Homme après la Seconde guerre mondiale. Parallèlement, des partis « nationaux-populistes » engrangent de plus en plus de voix et s’installent dans le paysage politique comme une « troisième voie de droite », qui apporterait les réponses que les partis au pouvoir ne sembleraient trouver, dans le cadre d’une crise avérée de l’État-providence. L’objectif de notre travail de recherche est de constituer une analyse comparative des discours du Front national en France devenu Rassemblement national (RN) et de l’Union démocratique du centre en Suisse (UDC/SVP), à propos des droits économiques et sociaux, afin de les confronter aux changements et aux politiques publiques observés dans nos sociétés, à la suite du paradigme néolibéral.
À l’aide d’une grille d’analyse transversale relevant les caractéristiques des discours socio-économiques de nature « national-populiste », ce travail est constitué de nombreuses sources issues de nos deux partis étudiés sur une vingtaine d’années : travail constitué des bornes entre 1992, date de la signature du traité de Maastricht développant le « marché européen » et 2013, avec les débuts des négociations pour la signature du traité transatlantique ouvrant le « marché européen » au « marché des États-Unis ». Le travail de recherche s’appuie également sur des entretiens originaux avec des personnages clés de nos deux partis et la constitution d’un questionnaire en ligne visant des élus ayant des responsabilités sur une échelle plus petite (au niveau régional).
Ainsi, le croisement de nos données qualitative et quantitative nous a permis de produire des résultats originaux et de construire une nouvelle catégorie de parti populiste nommée : « nationaux-populistes opposés aux droits humains ». Ces derniers développent entre autres dans leur approche socio-économique, une volonté de défendre les droits économiques et sociaux mais uniquement pour les nationaux, rejetant l’universalité des droits de l’Homme. Dans le même temps, ils proposent une forme hybride de capitalisme avec des nuances entre le FN/RN et l’UDC, associant une dose de protectionnisme mais aussi une intégration plus ou moins recherchée au « marché ». Par ailleurs, il est intéressant de comparer les discours d’un parti hors gouvernement (le RN) qui n’a pas encore participé au pouvoir exécutif au niveau national et un parti associé au pouvoir fédéral, l’UDC, à la fois « en dedans et en dehors ». Finalement, dans les deux cas, c’est le souverainisme et l’ancrage dans des politiques dites de droite, qui semblent dominer l’ADN socio-économique de nos deux partis populistes étudiés.
À l’aide de notre travail de recherche, nous pouvons ainsi nous demander de quelle manière le discours « national-populiste » relève l’échec des États du continent des droits de l’Homme, à ne pas pouvoir appliquer les droits économiques et sociaux comme ils l’entendent ?
Chaire de recherche en études parlementaires
Conseil de l'Europe ; Fonds National de la Recherche - FnR
Populex
Researchers ; Professionals ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/10993/46989

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