Reference : MIGRATION INTERNATIONALE AU LUXEMBOURG Système d’observation permanente des migration...
Reports : External report
Law, criminology & political science : Multidisciplinary, general & others
Migration and Inclusive Societies
http://hdl.handle.net/10993/45485
MIGRATION INTERNATIONALE AU LUXEMBOURG Système d’observation permanente des migrations (OCDE)
English
[en] International Migration in Luxembourg - Migration Outlook (OECD)
Sommarribas, Adolfo mailto [University of Luxembourg > Faculty of Humanities, Education and Social Sciences (FHSE) > Department of Geography and Spatial Planning (DGEO) >]
Nienaber, Birte mailto [University of Luxembourg > Faculty of Humanities, Education and Social Sciences (FHSE) > Department of Geography and Spatial Planning (DGEO) >]
31-Oct-2020
University of Luxembourg
106
Belval
Luxembourg
[en] Migration ; Asylum ; Human trafficking
[en] Le Luxembourg reste un pays attractif en termes d’immigration ; entre 2018 et 2019, la population du Grand-Duché a augmenté de 2 %. La part de la population luxembourgeoise représente 59,1 % de cette croissance contre 40,9 % de nationalités étrangères.
L’immigration nette reste le principal facteur expliquant l’augmentation de la population. Le solde migratoire est largement positif pour les ressortissants de nationalité étrangère (12 142) alors qu’il est négatif pour les ressortissants luxembourgeois (-1 067).
Le deuxième élément explicatif réside dans le solde naturel global positif (1 947). Si ce solde est largement positif chez les ressortissants étrangers, il est négatif chez les Luxembourgeois.
Le regroupement familial reste le principal motif d’immigration pour les ressortissants de pays tiers. Ce type de migration devance l’immigration pour motifs économiques et la migration basée sur la recherche d’une protection internationale.
Le nombre de personnes sollicitant une protection internationale est resté à un niveau élevé en 2019 avec 2 047 demandes, même si ce nombre constitue une diminution de 7,1 % par rapport à l’année précédente.
En 2019, plusieurs évolutions majeures dans le domaine de l’immigration légale sont à noter. Parmi ces évolutions figurent notamment : l’introduction d’un visa de longue durée visant à simplifier l’entrée et le séjour des ressortissants de pays tiers sans devoir solliciter l’obtention d’un titre de séjour, ainsi que l’adoption de quatre lois tendant à clarifier le statut des ressortissants britanniques résidant au Luxembourg.
La loi sur l’immigration a connu d’autres modifications importantes dans le domaine de la lutte contre la migration irrégulière et la rétention et le retour des ressortissants de pays tiers sans droit de séjour.
La coopération internationale s’est poursuivie en matière de réadmission, comme le montre l’entrée en vigueur du protocole entre les États du Benelux et le gouvernement de la République de Serbie sur la mise en œuvre de l’accord conclu entre l’UE et la République de Serbie concernant la réadmission des personnes en situation de séjour irrégulier. -Ainsi, l’adoption des projets de loi portant approbation des protocoles en matière de réadmission avec l’Arménie et l’Ukraine.
Un changement institutionnel significatif a eu lieu en matière de protection internationale : la loi du 4 novembre 2019 portant création de l’Office national de l’accueil (ONA) a opéré le transfert des compétences relatives à l’accueil des demandeurs de protection internationale du Ministère de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région vers le ministère ayant l’Immigration dans ses attributions. Avec l'entrée en vigueur de la loi au 1er janvier 2020, l'ONA s'est substitué à l'Office luxembourgeois de l'accueil et de l'intégration (OLAI) et a été rattaché au Secrétariat général du ministère des Affaires étrangères et européennes. L’intégration demeure une compétence du ministère de la Famille, de l'Intégration et à la Grande Région.
Le 1er janvier 2019, la loi sur le revenu d’inclusion sociale (REVIS) est entrée en vigueur. Une des nouvelles dispositions est que tous les bénéficiaires d’une protection internationale âgés de 25 ans ou plus, de même que les membres de leur famille, peuvent bénéficier du REVIS, sans devoir remplir la condition des 5 ans de résidence au Luxembourg au cours des 20 dernières années.
L’hébergement des demandeurs de protection internationale (DPI) reste un défi de taille et les taux d’occupation dans les structures d’hébergement de l’ONA continuent à se situer à des niveaux très élevés. Ceci est notamment dû au fait que la crise du logement affecte particulièrement les bénéficiaires de protection internationale (BPI) qui peinent à trouver un logement privé et à se loger en-dehors des structures d’accueil réservées en principe aux DPI. Dans ce contexte l’ONA a poursuivi ses efforts à inciter les communes à promouvoir la mise en place de structures d’hébergement pour DPI ou de possibilités d’hébergement pour BPI.
Sur le plan de la lutte contre la traite des êtres humains les structures d’accueil et de consultation ont été élargies en 2019, notamment pour les hommes victimes de traite. Au niveau international, une déclaration d’intention concernant les nouvelles étapes dans leur coopération transfrontalière pour combattre la traite des êtres humains a été signé le 10 décembre 2019 par les pays du Benelux.
Sur le plan des politiques d’intégration, les autorités ont continué à mettre en œuvre le Plan d’action national pluriannuel d’intégration à travers des appels à projets. Les actions visant à promouvoir l’intégration au niveau local ont également été renforcées, comme en témoignent la promotion du développement de plans communaux d’intégration et le soutien financier apporté aux communes par les pouvoirs publics.
Le débat parlementaire sur le racisme a conduit à l’adoption d’une motion invitant le gouvernement à réaliser une étude sur le racisme et les discriminations au Luxembourg et d’une résolution dans laquelle la Chambre des Députés s'engage à renforcer les moyens du Centre d’Egalite de Traitement (CET).
L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire liée à la Covid-19. La crise sanitaire et les mesures mises en place par les gouvernements, ont fortement impacté la mobilité et les migrations. Contrairement à la France, la Belgique et, surtout, l'Allemagne, le Luxembourg n'a jamais fermé ses frontières. Dans ce contexte le Ministère des Affaires étrangères et européennes a été contraint de négocier des accords avec ses homologues des pays voisins afin d’assurer la continuité du travail des frontaliers, notamment pour ceux travaillant dans le secteur de la santé.
University of Luxembourg - Department of Geography and Spatial Planning
Office national de l'accueil
Redact-finalisation rapport SOPEMI 2020 > 01/09/2015 - 02/12/2020 > NIENABER Birte
Researchers ; Professionals ; Students ; General public ; Others
http://hdl.handle.net/10993/45485

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