References of "Théâtres du Monde"
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See detailA Floresta Que Anda (La Forêt qui marche), création de Christiane Jatahy, inspirée par Macbeth de William Shakespeare (2016)
Deregnoncourt, Marine UL

in Théâtres du Monde (2020), 4

A Floresta que anda (La Forêt qui marche) est le titre de la création proposée, en 2016, par Christiane Jatahy au Cent-Quatre à Paris, librement inspirée par Macbeth de William Shakespeare. Il s’agit ... [more ▼]

A Floresta que anda (La Forêt qui marche) est le titre de la création proposée, en 2016, par Christiane Jatahy au Cent-Quatre à Paris, librement inspirée par Macbeth de William Shakespeare. Il s’agit d’une installation ou plus précisément de la construction d’un espace au sein duquel se déplacent les « spect-acteurs ». Dans cette " salle d’exposition " créée pour l’occasion, il existe une structure d’écrans mobiles reliés, chacun, à un vidéoprojecteur qui diffuse une vidéo différente afin de faire entendre la voix des exclus. Tout commence par un documentaire et une vidéo d’installation. Il s’agit en somme d’un mélange de théâtre, de performance et d’exposition d’art vidéo. Dans ce cadre spécifique, les sorcières, représentation du surnaturel dans Macbeth , sont incarnées par Christiane Jatahy lorsqu’elle s’adresse aux spectateurs et délivre cette œuvre au public. Lady Macbeth, quant à elle, symbolise le pouvoir assassin, le désir d’enrichissement et « la luxure inextinguible du pouvoir qui s’autoalimente » . Quant à Macbeth, il devient un personnage contemporain qu’il y a lieu de chercher dans le réel et non pas uniquement dans la fiction. Macbeth représente le système social, économique et politique dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui est tout aussi pervers que le personnage en lui-même. Comment Christiane Jatahy procède-t-elle pour adapter Macbeth ? Quelle est sa manière de travailler avec les acteurs pour en arriver à brouiller les rapports entre les personnes physiques et les personnages fictifs ? Comment un vrai parti pris esthétique et dramaturgique apparaît-il ? Comment le cinéma influence-t-il le théâtre et vice versa ? Comment apparaît cette « ligne ténue entre réalité et fiction » , laquelle étonne et déroute les « spect-acteurs » ? C’est précisément à toutes ces questions auxquelles nous répondons dans cet article. [less ▲]

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See detailMesure pour mesure de William Shakespeare dans une mise en scène de Jean-Yves Ruf 2008, MC93 de Bobigny
Deregnoncourt, Marine UL

in Théâtres du Monde (2020), 4

En novembre 2008, Jean-Yves Ruf propose au MC93 de Bobigny sa mise en scène de Mesure pour mesure de William Shakespeare. Cette pièce est considérée comme un poème immontable, rarement monté, complexe et ... [more ▼]

En novembre 2008, Jean-Yves Ruf propose au MC93 de Bobigny sa mise en scène de Mesure pour mesure de William Shakespeare. Cette pièce est considérée comme un poème immontable, rarement monté, complexe et malaisé à définir, tant il mêle la comédie à la pastorale, à la farce et à la tragédie. Cette pièce met au jour toutes les contradictions humaines. Le puritain Angelo fait l’expérience de la violence d’un désir irrationnel tandis qu’Isabelle n’entend pas sacrifier son honneur pour avoir l’opportunité de sauver son frère Claudio. Face à la montée des intégrismes, Jean-Yves Ruf souhaite donner à entendre au public les interrogations shakespeariennes, qui demeurent extrêmement actuelles. Notre article est divisé en deux parties. Nous nous attardons, dans un premier temps, sur « l’impureté générique », caractéristique de Mesure pour mesure. Nous nous focalisons, dans un second temps, sur le duo Angelo / Isabelle, lequel constitue le cœur de cette mise en scène. [less ▲]

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See detailL’EAU ET LE FEU DANS PHÈDRE DE JEAN RACINE : RÉFLEXION SUR LE POUVOIR LOUIS-QUATORZIEN
Deregnoncourt, Marine UL

in Théâtres du Monde (2020), 30(2020), 171-193

Cet article, divisé en deux grandes parties, concerne Phèdre de Jean Racine. La première partie se focalise sur le texte racinien précité, tente de repérer les différents usages de l’eau et du feu et ... [more ▼]

Cet article, divisé en deux grandes parties, concerne Phèdre de Jean Racine. La première partie se focalise sur le texte racinien précité, tente de repérer les différents usages de l’eau et du feu et s’intéresse plus spécifiquement à l’hypotypose prégnante dans « Le Récit de Théramène (scène de scansion, de tension et de cristallisation particulière) et tente de démontrer comment l’eau et le feu s’apparentent à deux éléments du pouvoir politique non seulement caractéristique du cadre mythologico-littéraire de cette tragédie mais aussi de l’époque moderne. La seconde partie s’axera, quant à elle, sur l’utopie et la dystopie, concepts représentatifs du grand siècle louis-quatorzien. Comment Phèdre de Jean Racine apparaît-elle comme le miroir de Versailles et de ses contradictions ? Comment l’eau et le feu apparaissent-ils comme deux forces antithétiques mais néanmoins complémentaires ? Comment, à l’instar de l’utopie et de la dystopie, l’eau et le feu semblent-ils les deux versants d’un même phénomène ? C’est précisément à toutes ces questions auxquelles cet article est consacré. [less ▲]

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See detailD'UN « CORPS PARLANT » À UN « CORPS SUINTANT » : L' (IN-) DÉCENCE DANS LA MISE EN SCÈNE DE PATRICE CHÉREAU DE PHÈDRE DE JEAN RACINE ET LA MISE EN SCÈNE D'YVES BEAUNESNE DE PARTAGE DE MIDI DE PAUL CLAUDEL
Deregnoncourt, Marine UL

in Théâtres du Monde (2019), 29(2019), 311-327

La mise en scène de Patrice Chéreau de Phèdre de Jean Racine et la mise en scène d’Yves Beaunesne de Partage de midi de Paul Claudel interrogent, chacune à leur manière, la notion d’ (in-)décence. Cet ... [more ▼]

La mise en scène de Patrice Chéreau de Phèdre de Jean Racine et la mise en scène d’Yves Beaunesne de Partage de midi de Paul Claudel interrogent, chacune à leur manière, la notion d’ (in-)décence. Cet article, divisé en trois parties, tente de le démontrer. Pour ce faire, il faut d’emblée de définir ce que désignent les concepts de « corps parlant » et de « corps suintant ». Dans un deuxième temps, cette réflexion s’axe sur la mise en scène de Patrice Chéreau de Phèdre de Jean Racine pour envisager comment ensanglanter la scène. Dans un troisième temps, cette étude s’intéresse à la mise en scène d’Yves Beaunesne de Partage de midi de Paul Claudel et le fait de fluidifier la scène. [less ▲]

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