References of "Thiltges, Sébastian 50013466"
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Peer Reviewed
See detailObjet référentiel et objet culturel : une sémio-histoire de la fenêtre dans la littérature européenne
Thiltges, Sébastian UL

in Acta Fabula: Revue des Parutions en Théorie Littéraire (2014), 15(8),

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See detailPaysages silencieux dans le roman réaliste (1850-1900)
Thiltges, Sébastian UL

Doctoral thesis (2013)

En Europe et depuis le romantisme, les arts et la littérature font apparaître le paysage silencieux comme une représentation esthétique, une création culturelle ou un espace reflétant une expérience ... [more ▼]

En Europe et depuis le romantisme, les arts et la littérature font apparaître le paysage silencieux comme une représentation esthétique, une création culturelle ou un espace reflétant une expérience singulière de communion avec la nature. D’une part, le paysage, qui se définit à partir du point de vue du sujet, est par essence subjectif. D’autre part, le silence paysager, dans son acception générale d’absence de bruit ou de son, est un phénomène théorique, non définissable et non mesurable objectivement. En réaction à ce qu’il dénonce comme une projection lyrique de la subjectivité humaine sur le monde contemplé, le réalisme propose l’exploration scientifique de la nature observée et vise une pratique descriptive basée de prime abord sur la représentation objective du paysage. Au silence romantique, dans lequel tout est langage, s’oppose un silence réaliste, musellement du créateur et constat du mutisme et de l’indifférence du monde environnant. Les influences de la science et du positivisme ont métamorphosé le regard de l’être humain sur le monde sensible et ont ouvert de nouveaux mondes qu’explorent les romanciers. Simultanément, la disparition de la figure humaine dans l’art paysager témoigne du bouleversement épistémique qui engendre une nouvelle révolution copernicienne dans laquelle l’homme n’est plus le centre du monde et de la connaissance. Le détournement réaliste du topos romantique est problématique en ce qu’il refuse la représentation subjective de la nature, qui pourtant s’est avérée être un modèle efficace, tout en butant sur l’impossible représentation objective d’un motif insaisissable. De ce double échec constitutif de la modernité du réalisme naît une poétique descriptive du paysage qui offre une vision nouvelle du monde, basée non seulement sur le positivisme et le déterminisme, mais également sur la contingence du monde, témoignant d’un certain scepticisme envers les signes. Dans le sillage de ces évolutions esthétiques et poétiques, le regard et l’horizon du lecteur sur le roman se transforment également. La description du paysage silencieux constitue un espace textuel dans lequel le sens est perpétuellement mis en suspens. Les analogies entre l’écoute du paysage et l’écoute du texte romanesque, entre le paysage silencieux et la lecture silencieuse, permettent de définir une phénoménologie de la description réaliste du paysage silencieux. La construction d’un paysage polysensoriel ainsi que l’association du paysage et du silence, deux concepts pluridisciplinaires, soulignent l’importance de la perception et mettent en exergue la figure de l’interprétant. Le lecteur reconnaît et comprend la référentialité de la description littéraire réaliste, tout en faisant l’expérience, au sein du silence de la page, de la face sonore du signifiant poétique. De la description du paysage silencieux se dégagent un modèle heuristique et un enseignement de lecture, tant au niveau diégétique – les personnages ou le narrateur tentant de percer le silence du paysage – que textuel – le lecteur déchiffrant la signifiance de la description romanesque. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailDu motif au thème : la description du silence et l’expression de l’indicible dans le roman zolien
Thiltges, Sébastian UL

in Schnyder, Peter; Toudoire-Surlapierre, Frédérique (Eds.) Ne pas dire – Pour une étude du non-dit dans la littérature et la culture européennes (2013)

Deux distinctions essentielles sont à la base de cette proposition : d’une part celle qu’élabore la critique thématique entre motif et thème, et de l’autre la distinction entre deux acceptions du mot « ... [more ▼]

Deux distinctions essentielles sont à la base de cette proposition : d’une part celle qu’élabore la critique thématique entre motif et thème, et de l’autre la distinction entre deux acceptions du mot « silence », pouvant signifier l’absence de bruit tout comme le refus ou l’échec de la parole. Paradoxalement, ce dernier oscille entre négation ou impossibilité d’expression et stratégie de communication. De même peut-on observer que le mutisme d’un personnage contemplant un paysage silencieux ne résulte aucunement d’une absence, mais bien d’un trop-plein de signes. Il s’agira dès lors d’étudier, dans un corpus constitué de romans réalistes ou naturalistes, les séquences descriptives dans lesquelles un narrateur ou un personnage tentent d’interpréter un silence, qu’il soit phénomène auditif ou qu’il résulte d’une rhétorique communicationnelle. On constate de prime abord que les descriptions du motif du silence affluent dans des romans dont le thème principal relève d’un indicible (La Curée de Zola par exemple) d’un secret (La Faute de l’abbé Mouret) ou d’un non-dit (Pot-Bouille ; nous retenons pour l’instant ces trois romans zoliens). Une corrélation évidente s’instaure ainsi entre d’un côté ce qui peut apparaître comme un détail textuel au niveau de la description et de l’autre la composition thématique et structurelle de l’œuvre. Nous apporterons les preuves précises du développement d’une véritable « rhétorique du silence » tant au niveau diégétique, l’interprétation erronée d’un silence pouvant avoir des conséquences sur l’intrigue, que narratif : au lecteur de gloser sur la parenthèse descriptive et de saisir l’expression de l’ineffable que prend en charge la description. Par définition art du verbal, la littérature, et en l’occurrence le roman, art « bavard » par excellence, semblent à travers la description du silence instaurer un double abandon du verbal. En effet, le silence est porteur de sens à l’encontre de la parole tout comme la description littéraire, envers silencieux du récit qui prend modèle sur le tableau peint, sait véhiculer la signification thématique et poétique de l’œuvre. [less ▲]

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