Reference : « ROAD 94 (Rassembler des Outils pour l’accompagnement vers l’Autonomie des jeunes da...
Reports : Expert report
Social & behavioral sciences, psychology : Sociology & social sciences
http://hdl.handle.net/10993/27799
« ROAD 94 (Rassembler des Outils pour l’accompagnement vers l’Autonomie des jeunes dans le Département du Val de Marne)
French
Kerivel, Aude mailto [University of Luxembourg > Faculty of Language and Literature, Humanities, Arts and Education (FLSHASE) > Integrative Research Unit: Social and Individual Development (INSIDE) >]
Oct-2012
Ministère de la jeunesse
61
Paris
France
[fr] Autonomie ; Jeunes ; Aide social à l'enfance ; Protection judiciaire de la jeunesse ; Fin de prise en charge ; transition
[en] Eviter les ruptures de parcours des jeunes en situation de vulnérabilité, tel est l’objectif fixé par Haut commissariat à la Jeunesse dont s’est emparé le Conseil Général du Val-de-Marne, en partenariat avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse, les missions locales et les association de prévention du département. Si l’Aide Social à l’Enfance et la Protection de la jeunesse s’interrogent sur le devenir des jeunes à la fin de leur prise en charge, la question de l’entrée dans l’âge adulte, l’objectif d’autonomie et d’insertion professionnelle sont une problématique partagée par l’ensemble des organisations partenaires. Après une étude approfondie des manques, besoins et potentiels des jeunes en matière de logement, de formation, d’emploi, de réseau social, de santé et d’accès à la mobilité, le comité technique composé des cadres des organisations porteuses du dispositif et des structures partenaires élaborent un dispositif expérimental : ROAD 94. Après de multiples échanges et tentatives, les bases du dispositif sont créées. Les situations de jeunes pour lesquels les référents manquent de moyen d’action à l’accompagnement sont exposées lors d’une commission. Au cours de celle-ci, les membres de la commission portent un regard réflexif sur la situation et échangent avec le référent, voire avec le jeune concerné. Des allocations financières ponctuelles ou mensuelles, des orientations vers des associations d’insertion par le logement, de parrainage, d’accès à la mobilité ainsi que des prises de rendez-vous pour des bilans médicaux sont proposées.
Tout en suivant sa construction et sa mise en œuvre, et en observant l’ensemble des questions qu’elle a suscité, l’évaluation s’est fixée pour objectif de mesurer l’impact du dispositif sur les parcours et trajectoires des jeunes, ainsi que d’objectiver les logiques d’actions, les transformations et la manière dont peut se mettre en place et se maintenir une forme de partenariat.
Orientés par l’ASE, la PJJ, les missions locales et les associations de prévention spécialisée, les jeunes ont le point commun d’être à des moments où ils doivent faire face à des changements, des séparations qui dans certains contextes, ou lorsqu’ils s’ajoutent à d’autres séparations ou changements, peuvent entrainer une rupture, faire basculer ces jeunes de la zone de vulnérabilité à une zone de disqualification sociale1.
Concernant l’impact du dispositif sur les parcours des jeunes, nous pouvons noter une évolution ou une possibilité de maintien des situations de logement, de formation ou d’emploi pour la majorité des jeunes accompagnés. D’un point de vue plus compréhensif, le dispositif a permis aux jeunes de s’inscrire dans des « projets » adaptés aux moments de leur parcours, à leur capacité et possibilité de projection et à leurs expériences antérieures. L’outil commission, au-delà d’une fonction d’orientation et de conseil, a permis une appréhension plurielle du jeune, évitant ainsi un étiquetage lié au passage dans une institution repérée.
En ce qui concerne les logiques d’action et les transformations des organisations, nous pouvons retenir quelques points qui doivent être pris en compte pour une éventuelle généralisation du dispositif. Un véritable partenariat a autorisé le passage de relais et l’augmentation du pouvoir d’acteur de chacun des professionnels de terrain. Ce partenariat a été rendu possible par un pilotage resserré du dispositif, la visibilité d’un projet d’envergure, le souci de communication sur celui-ci, l’intérêt d’un travail commun à toutes les organisations pour résoudre des problèmes rencontrés par chacune, l’intérêt aux différents échelons de l’organisation (par exemple, l’aspect formatif de la commission présentait un intérêt pour les référents de terrain), le rapport d’égalité permis dans l’espace temps de la commission, ainsi que le sentiment d’être acteur et porteur d’un dispositif, surtout du point de vue des cadres membres de la commission.
Le travail de connaissance de l’ensemble des organisations travaillant de près ou de loin la question de l’insertion de la jeunesse sur le territoire, la collaboration des organisations porteuses du projet et les moyens financiers et matériels permettant d’agir pour favoriser l’expérimentation de la posture d’acteurs des jeunes accompagnés, tels peuvent être les axes à reprendre pour la mise en place d’autres dispositifs.
LERFAS
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/10993/27799
http://www.experimentation.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Final_Evaluation_AP1_158.pdf

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