Reference : Espaces de frontière. Penser et analyser la frontière en tant qu’espace - Räume der G...
Scientific congresses, symposiums and conference proceedings : Unpublished conference
Social & behavioral sciences, psychology : Sociology & social sciences
Social & behavioral sciences, psychology : Human geography & demography
Social & behavioral sciences, psychology : Regional & inter-regional studies
http://hdl.handle.net/10993/18402
Espaces de frontière. Penser et analyser la frontière en tant qu’espace - Räume der Grenze. Grenzen als Räume denken und untersuchen
French
Wille, Christian mailto [University of Luxembourg > Faculty of Language and Literature, Humanities, Arts and Education (FLSHASE) > Identités, Politiques, Sociétés, Espaces (IPSE) >]
Nov-2014
Yes
International
14ème conférence internationale BRIT (Border Regions In Transition) „La frontière, source d’innovation”
3 au 8 novembre 2014
Université d’Artois, Université de Lille 1, Université Catholique de Louvain
Arras, Lille, Mons
France/Belgique
[en] Border Studies ; Space ; border
[de] Raum ; Grenze ; Border Studies
[fr] Espace ; Border Studies ; frontiere
[fr] Les frontières se différencient non seulement en fonction des domaines où elles sont opérantes ou dans lesquels elles se constituent, mais également en termes de fonctionnalité et de forme. Cette communication tentera de traiter la forme de la frontière, sachant que ce n’est pas la frontière nationale en tant que ligne qui importera, mais plutôt son caractère zonal et la ques-tion de savoir comment il est possible de la concevoir dans une perspective théorico-conceptuelle aux fins de l’étude empirique.
Il est plus judicieux de considérer les frontières nationales comme zones ou entre-deux, la métaphore de la ligne étant en fait une pure fiction. Jusqu’au XVIIIème siècle, les frontières étaient conçues comme des espaces de contact et des zones de transition (convoitées), ce n’est qu’avec l’avènement d’États nationaux modernes que s’établit le concept de frontière comme ligne – sans qu’elle n’ait perdu empiriquement son caractère zonal. C’est ce qu’on peut notamment constater dans les régions transfrontalières où les frontières nationales ne peuvent se restreindre à leur fonction de différenciation, mais au contraire s’élargissent – comme le montre la mobilité transfrontalière des travailleurs, des résidents ou des consommateurs – et se transforment ainsi en zones de contact. Ces zones ne peuvent pas être concédées aux espaces situés en deçà et au-delà d’une frontière, elles représentent en revanche des « espaces de frontière » revêtant une identité d’« entre-deux ».
L’étude des « espaces de frontière » tels qu’ils s’organisent à l’échelon du sujet dans le cadre de pratiques quotidiennes pose un double défi aux instruments conceptuels : il s’agit de répondre, d’une part, au caractère zonal, donc à la dimension spatiale, et d’autre part au caractère innovateur et imprévisible de l’« entre-deux », donc à la contingence sociale. La géographie (culturelle et sociale) ainsi que la sociologie (de l’espace) axée sur la théorie culturelle disposent de réponses d’ordre théorico-conceptuel quant à ce sujet. La mise en relation d’approches correspondantes concernant l’espace et concernant la pratique sociale issues des deux disciplines représente la base du modèle « Espaces de frontière » à présenter qui permet de penser les frontières en tant qu’espaces et met en avant une heuristique destinée à l’étude de constitutions spatiales centrées sur le sujet dans les références transfrontalières. Ce modèle tente de saisir les rapports sans cesse changeants au niveau des pratiques quotidiennes entre les interprétations, les artéfacts, les corps et les ordres spatiaux de leurs manifestations, sans occulter les frontières nationales et les différenciations en émanant.
[de] Grenzen unterscheiden sich nicht nur nach den jeweils betrachteten Bereichen, in denen sie wirksam bzw. hervorgebracht werden, ebenso in Hinblick auf ihre Funktionalität und Form. In diesem Beitrag soll die Form der Grenze thematisiert werden, wobei weniger die Staatsgrenze als Linie interessiert denn vielmehr ihr zonaler Charakter und die Frage, wie dieser für die empirische Forschung theoretisch-konzeptionell gefasst werden kann.
Staatsgrenzen als Zonen oder als Zwischenräume zu thematisieren liegt nahe, erweist sich die Linienmetapher bei genauer Betrachtung doch als Fiktion. Noch bis ins 18. Jahrhundert waren Grenzen als Kontakträume und (umkämpfte) Übergangszonen konzipiert, erst mit der Ausbildung moderner Nationalstaaten etablierte sich die Vorstellung der Grenze als Linie – ohne dass sie empirisch ihren zonalen Charakter eingebüßt hätte. Dies wird besonders in Grenzregionen einsichtig, wo Staatsgrenzen nicht auf ihre Differenzierungsfunktion reduziert werden können, sondern – wie grenzüberschreitende Arbeitnehmer-, Wohn- oder Konsumentenmobilität zeigen – sich ausdehnen und in Kontaktzonen transformieren. Diese Zonen können nicht den Räumen dies- und jenseits einer Grenze zugeschlagen werden, vielmehr repräsentieren sie „Räume der Grenze“ mit zwischenkategorialer Identität.
Die Untersuchung von „Räumen der Grenze“, wie sie sich auf Subjektebene im Zuge alltagskultureller Praktiken artikulieren, fordert das konzeptionelle Instrumentarium in doppelter Weise heraus: Zum einen gilt es dem zonalen Charakter der Grenze und damit der räumlichen Dimension, zum anderen dem innovativ-unberechenbaren Charakter des Zwischenkategorialen und damit der Kontingenz des Sozialen gerecht zu werden. Theoretisch-konzeptionelle Antworten darauf hält die Kultur-/Sozialgeographie und die kulturtheoretisch orientierte Raum-/Soziologie bereit. Die Verschneidung entsprechender raum- und praxistheoretischer Ansätze aus beiden Disziplinen bildet die Grundlage des vorzustellenden Modells „Räume der Grenze“, das Grenzen als Räume zu denken erlaubt und eine Heuristik präsentiert für die Untersuchung von subjektzentrierten Raumkonstitutionen in grenz-überschreitenden Bezügen. Das Modell versucht die in alltagskulturellen Praktiken sich fortlaufend verändernden Zusammenhänge zwischen Sinndeutungen, Artefakten, Körpern und die räumlichen Ordnungen ihrer Manifestationen zu fassen, ohne nationale Grenzen und die von ihr ausgehenden Differenzierungen auszublenden.
Researchers ; Students
http://hdl.handle.net/10993/18402

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Räume der Grenze_Espaces de frontiere_C.Wille.pdfEspaces de frontière. Penser et analyser la frontière en tant qu’espace - Räume der Grenze. Grenzen als Räume denken und untersuchenAuthor preprint188.68 kBView/Open

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