Reference : La petite marchande d’allumettes, le chiffonnier et le paysan, ou comment le canal du...
Scientific Presentations in Universities or Research Centers : Scientific presentation in universities or research centers
Arts & humanities : History
Arts & humanities : Multidisciplinary, general & others
http://hdl.handle.net/10993/16125
La petite marchande d’allumettes, le chiffonnier et le paysan, ou comment le canal du Rhône-au-Rhin se révéla être le plus court chemin vers Bourail (Nouvelle-Calédonie).
French
Bonnot, Jean-François. P mailto [Université de Franche-Comté ; Université de Grenoble > > > Professeur des Universités]
Freyermuth, Sylvie mailto [University of Luxembourg > Faculty of Language and Literature, Humanities, Arts and Education (FLSHASE) > Education, Culture, Cognition and Society (ECCS) >]
14-Mar-2014
International
Colloque international "Intelligence des villes"
14-03-2014
Sabine Ehrhart (Université du Luxembourg)
Dominique Jouve (Université de Nouvelle-Calédonie)
Nouméa
Nouvelle-Calédonie
[en] Cette intervention est consacrée à l’analyse et à la mise en perspective d’un fait divers criminel que nous avons découvert fortuitement, au cours de nos recherches menées sur les transformations de la vallée du Doubs dans la seconde moitié du XIXe siècle, dans le cadre de notre programme de recherche « malaise dans la ville ». En quelques mots, voici les faits : en 1875, un paysan relativement aisé et sa maîtresse, une Bohémienne Sinti, Bellissante Brenet, marchande ambulante, assassinent le mari (Hippolyte Besançon, un chiffonnier) de cette dernière et se débarrassent du corps dans le canal du Rhône-au-Rhin. Le meurtre a lieu à Blussans, village de la vallée du Doubs, situé en aval de Montbéliard. L’affaire s’inscrit dans un contexte particulier, qui est celui de l’industrialisation rapide de L’Isle-sur-le-Doubs. En cette seconde moitié du XIXe siècle, des populations nouvelles affluent dans les bourgs agricoles. Pour beaucoup d’habitants « historiques », il s’agit d’une situation difficile à accepter, ressentie comme une intrusion ; pour nombre d’arrivants, c’est un déracinement, dont les conséquences sont diverses et quelquefois dramatiques. Beaucoup de départements « industriels », notamment ceux de la périphérie métropolitaine, accueillent une forte proportion d’habitants nés hors du département. Ce fait divers est emblématique, à la fois de l’impossibilité de certains nouveaux arrivants à trouver leur place dans les villages en plein changement, de la stigmatisation de certains groupes – les nomades, permanents ou saisonniers –, ainsi que du rôle des nouvelles voies de communication. Ces événements mettent donc en lumière les antagonismes existant entre les membres d’une société villageoise sédentaire et relativement fermée, quoiqu’en voie de déstabilisation, et deux membres d’une communauté de Tsiganes, pour reprendre une dénomination de l’époque.
Researchers ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/10993/16125

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